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Programme 2010

PARIS – GRAND PALAIS
Avenue Winston Churchill
75008 Paris


EXPOSITION DE LA BIUM
Bibliothèque interuniversitaire de médecine


Les origines de la bibliothèque interuniversitaire de médecine et d’odontologie (BIUM, Paris) se confondent avec celles de la Faculté de médecine de Paris, fondée au XIIIe siècle. Le plus ancien document de cette première institution qui soit conservé à la BIUM date de 1395.

A travers les siècles, la bibliothèque a déménagé à plusieurs reprises (rue de la Bûcherie, puis rue Jean de Beauvais). Elle occupe ses locaux actuels depuis 1795, quand fut créée à Paris la nouvelle Ecole de santé, et ses locaux ont été considérablement agrandis à la fin du XIXe siècle avec la construction, dans le plus pur style néo-classique, de l’aile Saint-Germain, œuvre de l’architecte Léon Ginain (Grand Prix de Rome en 1852 et professeur à l’Ecole des Beaux-Arts).

La BIUM est avant tout une bibliothèque de recherche, dédiée principalement aux étudiants, doctorants, chercheurs et enseignants. Elle accueille aussi les praticiens, les paramédicaux et tout public travaillant sur des questions de santé.

Ses collections patrimoniales figurent parmi les trois plus riches collections du monde, avec celles de la National Library of Medicine des Etats-Unis et celles du Wellcome Institute de Londres : les éditions originales des traités de médecine depuis la Renaissance, les thèses de médecine de Paris depuis le XVIe siècle, ainsi que plus de 23 000 revues françaises et étrangères y sont consultables.

Pôle associé de la Bibliothèque nationale de France, avec qui elle collabore étroitement (acquisitions, restauration, numérisation), la BIUM aura le plaisir de présenter au public une sélection de ses plus belles pièces illustrant l’histoire de la médecine occidentale.

Planche du recueil de Gérard de Lairesse
106 lavis à l'encre de Chine, réalisés pour l'ouvrage
de G. Bidloo : "Anatomia humani corporis",
Amsterdam, 1685, in-fol ; copyright BIUM/ R Caussimon




Lairesse, Gérard de. - Dessins originaux : planche n° 71
Amsterdam, 1680 (circa).
D'un ensemble de cent six planches (lavis à l'encre de Chine), faites pour l'ouvrage de G. Bidloo :
Anatomia humani corporis (Amsterdam, 1685, in-fol.)
© BIUM / R. Caussimon
Cote BIUM : MS26



Caricature de Jean Martin Charcot
Cote BIUM : CIPB1405


Gravure : L'amphithéâtre anatomique de la Compagnie royale des chirurgiens, Paris, 1614
Cote BIUM : CISC0219




  Grande salle de lecture de la bibliothèque interuniversitaire de médecine
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EXPOSITION ZONE OPAQUE

La zone opaque existe depuis 2004, mais sa date de naissance n'a pas beaucoup d'importance car elle se refonde très régulièrement. De nos jours, la zone opaque est un artiste collectif (quatre permanents, dits "opérateurs quelconques", en forment le comité exécutif et productif, la zone opaque restreinte) ainsi qu'un atelier  de production d'imprimés (la zone opaque matérielle, 200 m2, à Pantin, équipés principalement en typo et en gravure mais abritant aussi pas mal d'autres joyeuseté plus ou moins expérimentales), et un réseau nébuleux de savoir-faire et de bonnes volontés qui varie au gré des projets (la zone opaque étendue).

Son activité principale est la production-conception (deux aspects trop souvent séparés, dont la réunion, voire la fusion, est une des raisons d'être de la zone opaque) de livres (dits "d'artiste") et depuis peu d'estampes.

Elle travaille donc en étroite collaboration avec d'autres artistes (littéraires, plastiques et parfois d'autres techniques encore), leurs œuvres et propositions étant de fait un des matériaux principaux à sa disposition pour fabriquer des livres : des œuvres qui en portent d'autres.

Les arrangements auxquels la zone opaque procède pour subsister s'échelonnent de façon très variable entre l'auto-édition et la commande : ce que nous appelons parfois, de façon un peu provocante, "édition à gage" et qui revient à un financement de la totalité de la production-conception d'un livre par un éditeur qui fournit le sujet, le "casting" d'artistes, et le projet, puis valide et discute la proposition au sein de la zone opaque. C'est ce genre d'arrangement et de partage que nous avons pratiqué de façon très féconde avec Pierre Walusinski pour le livre Séquelle qui a reçu le prix Jean Lurça de l'Académie des Beaux Arts fin 2009.