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Programme 2012
PARIS – GRAND PALAIS
Avenue Winston Churchill
75008 Paris
EXPOSITION
« À table ! »
Sélection du département des Estampes et de la Photographie au Salon International de l'Estampe et du Dessin de 2012
Le
Salon de l'Estampe est devenu pour le Département des Estampes de la
BnF un rendez-vous incontournable et attendu. C'est aussi une occasion
unique de pouvoir exposer et mettre en valeur en une trentaine de pièces
la diversité des collections autour d'un thème qui réunit l'expertise
des différents conservateurs responsables des fonds. Le temps du salon, le
public amateur et éclairé peut ainsi avoir accès à des œuvres souvent
peu exposées. Il peut également s'informer sur le département qui
accueille toute l'année dans ses salles de lecture étudiants et
chercheurs travaillant sur le médium.
Le département des
Estampes et de la photographie de la BnF a rassemblé et conserve, depuis
sa fondation par Colbert en 1667, une collection d'une dizaine de
millions d'estampes, d'affiches et d'imagerie des origines du médium à
nos jours, toute école confondue. Le fonds s'est ainsi constitué depuis
maintenant près de trois cent cinquante ans et est l'un des plus anciens
au monde. Depuis, il n'a eu de cesse de s'enrichir grâce aux dons et à
la générosité de grands collectionneurs mais surtout grâce au dépôt
légal des graveurs et éditeurs, toujours en vigueur, qui permet aux
artistes contemporains de faire côtoyer leurs œuvres avec celles des maîtres anciens.
Cette
année, la sélection d'œuvres porte sur la table et ses arts. La
richesse du sujet permet ainsi de faire dialoguer la gravure du XVIe
siècle avec l'estampe contemporaine. Au sein de ce thème foisonnant ont
été retenues plusieurs lignes directrices. L'iconographie du festin
est ainsi abordée à la fois dans un contexte religieux et profane. Par
l'intermédiaire d'œuvres rares comme une estampe monumentale de Pierre
Lepautre pour un Almanach royal de l'année 1688, le caractère officiel
du banquet de cour est mis en avant, en écho avec la gravure d'Abraham
Bosse représentant Le Festin donné aux Chevaliers de
l'Ordre-du-Saint-Esprit, datée de 1633, où l'artiste souligne comment le
repas honorifique constitue un élément de rituel et de cohésion de ce
groupe.
Abraham Bosse, Disposition du festin des chevaliers de l'ordre du Saint Esprit. Eau-forte et burin (1633)
Dans ce domaine également, l'estampe revêt aujourd'hui un rôle
documentaire inestimable pour qui souhaiterait mieux comprendre l'art de
la table aux périodes anciennes. La Parabole de Lazare et du Mauvais
Riche gravée par Jacob Matham en 1606 donne à voir dans un décor de
commedia dell'arte la vaisselle et les serviteurs s'affairant autour
d'une grande tablée. La gravure et le dessin peuvent également
intervenir comme premiers projets pour la réalisation d'ustensiles et de
service de table. Cet aspect se trouve évoqué par différentes œuvres,
comme le Projet de sculpture en argent d'un grand surtout de table et
les deux terrines gravé par Huquier d'après Meissonnier, un projet
dessiné de couverts pour un service en or destiné à Louis XV vers
1726-1727, attribué à Nicolas de Launay, orfèvre du roi, ou plus ancien
encore, des projets de tables gravés à l'eau-forte par Jacques Androuet
du Cerceau.
La représentation de la table est rarement anodine : nombreux niveaux de
lecture s'y entremêlent. A la célébration évidente d'un moment agréable
peut parfois s'ajouter une dimension allégorique ou une dénonciation
féroce des us et abus du repas comme dans le curieux Banquet des Moines
et des Jésuites daté de 1688, portant une fausse signature pour protéger
le graveur de son audacieuse critique de l'Église.
L'art de manger prête souvent aussi à sourire ou à rire, surtout sous la
griffe d'Honoré Daumier avec Le Mangeur d'Huîtres. Le thème évoque
aussi des personnages de la littérature devenus symboles d'un art de
vivre à la française comme Gargantua, gravé d'après Gustave Doré pour
l'illustration des Œuvres de Rabelais en 1854, représenté par ailleurs
dans de nombreuses estampes anciennes populaires qui ont su mettre en
scène le féroce appétit.
Gustave Doré, Pantagruel, Illustration les oeuvres de Rabelais publiées chez Garnier frères. Gravure sur bois de bout (1873)
Le
développement des restaurants et de la gastronomie française à partir
du XIXe siècle met également en lumière l'art des cuisiniers et la
préparation des repas. La Cuisinière d'Edouard Vuillard et Le Mets brûlé
de Théodule Ribot en sont autant d'exemples. A la fin du XIXe siècle,
l'affiche vante les bienfaits des innovations techniques comme
l'utilisation du gaz pour la cuisson mise en scène avec humour par
Grignon ou l'introduction de la boîte de conserve.
P. F Grignon, Tout par le Gaz. Bonne cuisine chauffage et lumière. Affiche, lithographie en couleur (1900) L'estampe
moderne et contemporaine est également riche en représentations
emblématiques sur ce thème, tel Le Repas Frugal de Pablo Picasso. Le
traitement peut se faire classique, avec Le Lapin de Bernard Buffet qui
nous livre une nature morte d'une intensité rare grâce à la
pointe-sèche. Elle témoigne aussi des courants artistiques à l'œuvre,
avec cette représentation cubiste de La Table Mise par Jacques Villon en
1913 ou joue avec les concepts contemporains comme la suite de
sérigraphies News, Mews, Pews, Brews, Stews & Dues de 1970 d'Edward
Ruscha pour lesquelles l'artiste a utilisé de l'encre élaborée à partir de plusieurs aliments…
Séverine Lepape
ANIMATIONS
Les Ateliers Moret, imprimeur en taille-douce et en lithographie, fera des démonstrations de tirage d’estampes
UNE SAISON DE NOBEL
SIXIÈME ÉDITION – Présentée par Anny Romand Directrice de collection au Salon International du Livre Ancien, de l'Estampe et du Dessin. Grand Palais 27, 28 et 29 avril 2012
Extrait de la conférence Nobel / Orhan Pamuk Prix Nobel 2006 « Pour
moi, l'homme dans sa bibliothèque est le lieu où se fonde la vraie
littérature. Pour autant, notre solitude dans cette chambre où nous nous
enfermons n'est pas si grande que nous le croyons. Nous sommes
environnés des mots, des histoires des autres, de leurs livres, de tout
ce que nous appelons la tradition littéraire. Je crois que la
littérature est la somme la plus précieuse que l'humanité s'est donnée
pour se comprendre. Les sociétés humaines, les tribus et les nations
deviennent intelligentes, s'enrichissent et s'élèvent dans la mesure où
elles prennent au sérieux leur littérature, où elles écoutent leurs
écrivains, et comme nous le savons tous, les bûchers de livres, les
persécutions contre les écrivains présagent pour les nations de périodes
noires et obscures. (… ) la littérature est l'art de savoir parler de
notre histoire comme de l'histoire des autres et de l'histoire des
autres comme de notre propre histoire. Pour arriver à ce but, nous
commençons par lire les histoires et les livres des autres. »
Traduction Gilles Authier / © LA FONDATION NOBEL 2006
Anny Romand Orhan
Pamuk nous dit parfaitement pourquoi lire et ces présentations de prix
Nobel de littérature nous entraînent dans des mondes inconnus,
différents, permettant de se comprendre, de s'apprécier, de vivre
ensemble au milieu de toutes ces voix qui résonnent autour de nous.
Etre
au sein du Salon International du Livre Ancien et Moderne renforce ce
sentiment de la toute puissance de la littérature dans notre mieux-être
et notre attitude harmonieuse au monde.
A L'HÔTEL DE MASSA, 38 rue du Faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris
JEUDI 26 JANVIER À 20H30 MARIO VARGAS LLOSA / PÉROU/ PRIX NOBEL 2010 Lecture de « Tante Julia et le scribouillard » (Editions Gallimard) par Nicolas Martel et Joaquina Belaunde. Présentation
par Albert Bensoussan, son traducteur, qui vient de publier « Ce que je
sais de Vargas Llosa » chez François Bourin.
JEUDI 16 FÉVRIER À 20H30 FRANÇOIS MAURIAC / FRANCE / PRIX NOBEL 1952 Président de la SGDL en 1932. En présence de son petit fils Laurent Mauriac. Lecture de « Un adolescent d'autrefois » (Editions Flammarion). Par François Négret. Présentation
par François Taillandier, auteur de « Les Nuits Racine » Prix
Roger-Nimier et Prix Zola de la Société des Gens de Lettres (1992) et « Anielka » Grand Prix du roman de l'Académie française (1999).
JEUDI 22 MARS À 20H30 ELFRIEDE JELINEK / AUTRICHE / PRIX NOBEL 2004 Lecture de « Animaux !» Monologue théâtral (Editions Verdier) par Richard Sammel. Présentation par Dieter Hornig et Patrick Démerin, ses traducteurs.
JEUDI 24 MAI À 20H30 EYVIND JOHNSON / SUÈDE / PRIX NOBEL 1974 Lecture de « Le Roman d'Olof » (Editions Stock) par Anny Romand et Olof Orloff. Présentation par Philippe Bouquet, critique littéraire, auteur et professeur, et Elena Balzamo, traductrice et essayiste.
Gao XingJian, Prix Nobel de littérature 2000
AU SALON INTERNATIONAL DU LIVRE ANCIEN, DE L'ESTAMPE ET DU DESSIN, Grand Palais, Paris
VENDREDI 27 AVRIL ALEXANDRE SOLJENITSYNE / URSS / PRIX NOBEL 1970 Lecture de « Le Premier cercle » (Editions Fayard). Présentation par Elena Balzamo, traductrice et essayiste. Puis DARIO FO / ITALIE / PRIX NOBEL 1997 Lecture de « Mystère Bouffe ».
SAMEDI 28 AVRIL DORIS LESSING / GRANDE-BRETAGNE / PRIX NOBEL 2007 Lecture de « Mara et Dann » ( Flammarion). Présentation par Isabelle D. Philippe, traductrice. Puis ANDRÉ GIDE / FRANCE / PRIX NOBEL 1947 Lecture de « La porte étroite » (Mercure de France).
DIMANCHE 29 AVRIL GABRIEL GARCIA MARQUEZ / COLOMBIE / PRIX NOBEL 1982 Lecture de « Le Général dans son labyrinthe » (Grasset). Puis TOMAS TRANSTRÖMER / SUÈDE / PRIX NOBEL 2011 Lecture de « Baltiques » (Castor Astral/Gallimard) par Anny Romand en français et Olof Orloff en suédois. Présentation par Renauld EGO, écrivain, poète et critique.
Denis Podalydès© Crédits photos : WILDNIS / Busser-Formisano Pour de plus amples informations: www.unesaisondenobel.com
Programme 2011
PARIS – GRAND PALAIS
Avenue Winston Churchill
75008 Paris
ACTIVITÉS CULTURELLES
Le Département des Estampes de la Bibliothèque nationale de France présente une sélection d’estampes et de dessins sur le thème « Politiquement correct ? ». Cette exposition sera centrée sur la représentation du fumeur dans l’estampe et le dessin (stand I 01).
Des
ateliers d’impression, regroupés autour des Ateliers Moret, feront des
démonstrations de tirage d’estampes dans des techniques diverses :
impression en taille-douce, impression lithographique ou sérigraphique.
La Zone Opaque, atelier collectif de production et d’édition de livres illustrés, présente une exposition de ses productions.
BNF Le département des Estampes et de la Photographie de la BnF au Salon international de l’Estampe et du Dessin
Au
département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque
nationale de France revient le privilège de conserver une collection
riche de plusieurs millions d’estampes, depuis les origines jusqu’au
XXIème siècle, représentant toutes les techniques et toutes les écoles. Le
fonds prend naissance avec l’acquisition en 1667 par Colbert, pour le
compte de Louis XIV, de la collection de l’abbé de Marolles comprenant
120 000 pièces des origines de la gravure au XVIIème siècle, de tous
pays. Il repose également sur le dépôt légal, institué en 1632 pour les
images, réorganisé par Napoléon et repris par la loi jusqu’à ce jour,
étendu à toutes les nouvelles techniques apparues au fil du temps. Le
département des Estampes et de la Photographie continue de s’enrichir de
nombreuses acquisitions et donations prestigieuses. Sa présence
régulière au Salon international de l’Estampe et du Dessin depuis 2006
par une sélection de chefs-d’œuvres comme de pièces moins connues, offre
l’occasion de mettre en lumière la richesse de ce patrimoine graphique
mais surtout de rappeler au public son accessibilité grâce à l’ouverture
à tous de sa salle de consultation.
Le doublement de la surface d’exposition du stand qui est généreusement mis à notre disposition
cette année permet au département des Estampes et de la Photographie
d’illustrer par deux thèmes distincts la thématique retenue en 2011 :
« politiquement correct ? ». Afin d’offrir un florilège suffisamment
large et soigneusement choisi d’estampes du XVème siècle à nos jours
deux thèmes centrés sur des périodes différentes ont été en effet
retenus : celui des fumeurs, offrant un panel d’estampes du XVIIème au
XXème siècle, et celui de la guerre des sexes, qui explorera les
collections du XVème au XVIIIème siècle.
Alors que Sartre,
Monsieur Hulot ou Alain Delon se voient effacer leur pipe ou cigarette
sur les affiches, la BNF exposera sans scrupule au public sur ses
cimaises une galerie de portraits de fumeurs. Nous nous perdrons d’abord
dans les fumées des cabarets et autres joyeuses sociétés des XVIIème et
XVIIIème siècles, avec une estampe d’Abraham Bosse, de rares planches
populaires de la rue Saint-Jacques (chez les Guérard) dont la lettre
versifiée offre souvent un vrai panégyrique de la tabagie. La
caricature révolutionnaire ou celle de mœurs du XIXème siècle ne sont
pas en reste, avec une planche de Daumier sur la femme amatrice de
cigarette. De beaux portraits d’hommes fumeurs permettront d’aborder
l’art de Bracquemond, Manet, Degas ou Van Gogh. Le XXème siècle sera
représenté par une sélection de pièces plus ou moins provocatrices, à
travers, entre autres, des estampes de Louis Marcoussis, Erick Dietman
ou Erró.
L’affiche vantera les cigarettes de la Régie française
et le papier à cigarettes (œuvres de Mucha et Chéret). Sans oublier
l’estampe japonaise offrant de délicates silhouettes féminines en train
de fumer de Katsukawa Shunchô ou Suzuki Harunobu.
Le thème de la
guerre des sexes permettra d’exposer à la fois des chefs-d’œuvres de
l’art des origines, avec une épreuve unique d’Aristote et Phyllis par
Lucas de Leyde, et des pièces populaires, exceptionnelles par leur
rareté, issues des ateliers de la rue Montorgueil au XVIème siècle,
comme l’estampe de Simon Graffart, intitulée La Bigorne (grosse et repue
car elle se nourrit d’hommes dociles à leurs femmes) et la Chiche-Face
(décharnée car ne se nourrissant que de femmes soumises à leurs maris,
bien rares à trouver !), ou de ceux de la rue Saint-Jacques aux
XVIIème et XVIIIème siècles, qui évoquent les thèmes des maris ou femmes
battus, la dispute pour la culotte, les opérations céphaliques pour
bonifier les conjoints, autant de pièces riches en dialogues savoureux !
La
Bibliothèque nationale de France souhaite aussi attirer l’attention sur
la collection de dessins du département des Estampes et de la
Photographie. Classé à la fois par artistes et par thèmes, ce fonds de
dessins, trop peu connu, est pourtant numériquement presqu’aussi
important que celui du département des Arts graphiques du musée du
Louvre. Il couvre l’ensemble des écoles et des périodes, du XVème au
XXème siècle et, de Dürer à Matisse, rassemble les grands noms de
l’histoire de l’art. Un petit choix de dessins « politiquement corrects ?» complètera ainsi la sélection d’estampes.
EXPOSITION
Le Département des Estampes de la Bibliothèque nationale
de France présente une sélection d’estampes et de dessins sur le thème
du Corps (stand G01).
La Zone Opaque, atelier collectif de production et d’édition de livres illustrés, présente une exposition de ses productions.
ANIMATION
Les Ateliers Moret, imprimeur en taille-douce et en lithographie, fera des démonstrations de tirage d’estampes
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UNE SAISON DE NOBEL ET
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présentent une série de lectures de Prix Nobel de littérature sous la direction de Anny Romand. Sous le parrainage d’honneur de Pierre-Gilles de Gennes Prix Nobel de physique 1991 La
lecture se perd, dit-on, pourtant, enfant, l’ouverture sur le monde
s’est faite à travers les livres : Jules Verne, Rudyard Kipling, Joseph
Conrad, Miguel de Cervantès, l’Odyssée, les Contes des Mille et Une
Nuits... N’est-il pas magnifique de parcourir des univers inconnus,
des espaces jamais foulés où des êtres sortis de l’imagination vivent
toutes les passions possibles, interrogent le monde et ce que nous y
faisons, tentent d’apaiser le feu qui brûle en nous ? Voilà le voyage
offert par la lecture. Et tout naturellement est venue l’idée d’honorer
les auteurs ayant reçu un prix Nobel de littérature. Ceux qui, selon
Alfred Nobel, auront « produit dans le domaine littéraire, l’oeuvre la
plus remarquable d’une tendance idéaliste ». La thématique
choisie pour la XXIIIe édition du Salon International du Livre Ancien,
de l’Estampe et du Dessin, Politiquement correct ?, ne pouvait être plus
judicieuse pour cette cinquième Saison de Nobel. En effet, les
auteurs Prix Nobel de littérature, de Harold Pinter en passant par
Nadine Gordimer, Gao XingJian, Elfriede Jelinek mais aussi par Albert
Camus, Winston Churchill, Imre Kertész et bien d’autres, ont soutenu des
convictions souvent très controversées et minoritaires dans leur pays.
Et parfois, ces convictions, grâce à leurs écrits, ont réussi à
affleurer à la surface de notre conscience humaine et changer la vision
du monde. Et Harold Pinter dans sa conférence du Nobel, Art, Vérité et Politique, prononcée le 7 décembre 2005, répond à cette question : «
Je crois que, malgré les énormes obstacles qui existent, chacun d’entre
nous, en tant que citoyen, doit clairement manifester une volonté
farouche, infaillible et inébranlable de définir la réelle vérité de nos
vies. C’est même une obligation. » Cette année nous rendrons
hommage à Albert Camus, Winston Churchill, Harry Martinson, Gao Xing
Jian, Isaac Bashevis Singer et le Prix Nobel 2010, Mario Vargas Llosa. DPA - Développement de Projets Artistiquescontact@unesaisondenobel.com www.unesaisondenobel.comProgramme des lectures :Vendredi 29 avril, à 14h : Harry Martinson, Prix Nobel Suède 1974.Modérateur
: Elena Balzamo, avec Philippe Bouquet, critique littéraire et
traducteur de nombreux ouvrages d’auteurs de langue suédoise et Björn
Larsson, maître de conférences à l’Université de Lund, traducteur,
philologue, critique, écrivain. Lecture du roman Même les orties
fleurissent et du poème Aniara (Agone) par Anny Romand et Olof Orloff en
suédois, accompagnement au violoncelle de Kerstin Elmqvist. Vendredi 29 avril, à 16h : Isaac Bashevis Singer, Prix Nobel USA 1978.Présentation
par Florence Noivillle. Journaliste au Monde, auteur de nombreux
ouvrages pour la jeunesse, elle a publié Isaac B. Singer (Prix du Récit
biographique) chez Stock, ainsi que La Donation, son premier roman
(Stock 2007). Lecture de Nouvelles inédites - Les Aventures d’un idéaliste (Édition Stock) par Sami Frey (sous réserve). Samedi 30 avril, à 14h : Mario Vargas Llosa, Prix Nobel Pérou 2010.Présentation par Stéphane Michaud, critique et traducteur, professeur de littérature comparée à la Sorbonne Nouvelle. Lecture
de Un rasta à Berlin (Cahier de l’Herne) acteur pressenti Fabrice
Luchini (sous réserve) et Joaquina Belaunde en espagnol. Samedi 30 avril, à 16h : En présence de Gao XingJian, Prix Nobel France 2000.Avec Aliette Armel, critique au Magazine Littéraire, écrivain. Lecture de la pièce de théâtre Le Quêteur de la mort (Seuil) par Anny Romand et Alain Doutey. Dimanche 1er mai, à 14h : Sir Winston Churchill Prix Nobel Angleterre 1953.Présentation
par François Kersaudy, professeur à l’Université de Paris I
Panthéon-Sorbonne, spécialiste d’histoire diplomatique et militaire
contemporaine, auteur de la Biographie de Sir Winston Churchill et des «
Mémoires de guerre » tomes I et II (éditions Tallandier). Lecture des Carnets de guerre et des lettres à son épouse par Michaël Lonsdale (sous réserve) et François Kersaudy en anglais. Dimanche 1er mai, à 16h : Albert Camus, Prix Nobel France 1957. (Gallimard)Présentation de Florence Colombani, réalisatrice, auteur, journaliste. Lecteur pressenti Daniel Mesguish. Salle de conférences du Grand Palais, accès Nef Sud.
Programme 2010
PARIS – GRAND PALAIS
Avenue Winston Churchill
75008 Paris
EXPOSITION DE LA BIUM Bibliothèque interuniversitaire de médecine
Les origines de la
bibliothèque interuniversitaire de
médecine et d’odontologie (BIUM, Paris) se confondent avec celles de la Faculté de médecine
de Paris, fondée au XIIIe siècle. Le plus ancien document de cette
première institution qui soit conservé à la BIUM date de 1395.
A travers les siècles,
la bibliothèque a déménagé à plusieurs reprises (rue de la
Bûcherie, puis rue Jean de Beauvais). Elle occupe ses locaux actuels
depuis 1795, quand fut créée à Paris la nouvelle Ecole de santé,
et ses locaux ont été considérablement agrandis à la fin du XIXe
siècle avec la construction, dans le plus pur style néo-classique,
de l’aile Saint-Germain, œuvre de l’architecte Léon Ginain
(Grand Prix de Rome en 1852 et professeur à l’Ecole des
Beaux-Arts).
La BIUM est avant tout
une bibliothèque de recherche, dédiée principalement aux
étudiants, doctorants, chercheurs et enseignants. Elle accueille
aussi les praticiens, les paramédicaux et tout public travaillant
sur des questions de santé.
Ses collections
patrimoniales figurent parmi les trois plus riches collections du
monde, avec celles de la National Library of Medicine des Etats-Unis
et celles du Wellcome Institute de Londres : les éditions
originales des traités de médecine depuis la Renaissance, les
thèses de médecine de Paris depuis le XVIe siècle, ainsi que plus
de 23 000 revues françaises et étrangères y sont
consultables.
Pôle associé de la Bibliothèque
nationale de France, avec qui elle collabore étroitement
(acquisitions, restauration, numérisation), la BIUM aura le plaisir
de présenter au public une sélection de ses plus belles pièces
illustrant l’histoire de la médecine occidentale.
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Planche du recueil de Gérard de Lairesse 106 lavis à l'encre de Chine, réalisés pour l'ouvrage de G. Bidloo : "Anatomia humani corporis", Amsterdam, 1685, in-fol ; copyright BIUM/ R Caussimon Lairesse, Gérard de. - Dessins originaux : planche n° 71 Amsterdam, 1680 (circa). D'un ensemble de cent six planches (lavis à l'encre de Chine), faites pour l'ouvrage de G. Bidloo : Anatomia humani corporis (Amsterdam, 1685, in-fol.) © BIUM / R. Caussimon Cote BIUM : MS26 |  Caricature de Jean Martin Charcot Cote BIUM : CIPB1405
|  Gravure : L'amphithéâtre anatomique de la Compagnie royale des chirurgiens, Paris, 1614 Cote BIUM : CISC0219 |
 Grande salle de lecture de la bibliothèque interuniversitaire de médecine. EXPOSITION ZONE OPAQUELa zone opaque existe depuis 2004, mais
sa date de naissance n'a pas beaucoup d'importance car elle se refonde
très régulièrement. De nos jours, la zone opaque est un artiste
collectif (quatre permanents, dits "opérateurs quelconques", en forment
le comité exécutif et productif, la zone opaque restreinte) ainsi qu'un
atelier de production d'imprimés (la zone opaque matérielle, 200 m2, à
Pantin, équipés principalement en typo et en gravure mais abritant
aussi pas mal d'autres joyeuseté plus ou moins expérimentales), et un
réseau nébuleux de savoir-faire et de bonnes volontés qui varie au gré
des projets (la zone opaque étendue).
Son activité principale
est la production-conception (deux aspects trop souvent séparés, dont
la réunion, voire la fusion, est une des raisons d'être de la zone
opaque) de livres (dits "d'artiste") et depuis peu d'estampes.
Elle travaille donc en étroite collaboration avec d'autres artistes
(littéraires, plastiques et parfois d'autres techniques encore), leurs
œuvres et propositions étant de fait un des matériaux principaux à sa
disposition pour fabriquer des livres : des œuvres qui en portent
d'autres.
Les
arrangements auxquels la zone opaque procède pour subsister
s'échelonnent de façon très variable entre l'auto-édition et la
commande : ce que nous appelons parfois, de façon un peu provocante,
"édition à gage" et qui revient à un financement de la totalité de la
production-conception d'un livre par un éditeur qui fournit le sujet,
le "casting" d'artistes, et le projet, puis valide et discute la
proposition au sein de la zone opaque. C'est ce genre d'arrangement et
de partage que nous avons pratiqué de façon très féconde avec Pierre
Walusinski pour le livre Séquelle qui a reçu le prix Jean Lurça de
l'Académie des Beaux Arts fin 2009.
Programme salon 2009
EXPOSITION :
- Une
exposition sur le thème de la Musique, organisée par la Chambre
syndicale de l'Estampe, du Dessin et du Tableau en collaboration avec
la Société Cinquante Cinq sera présentée durant la durée du Salon de
l'Estampe.
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- Le Musée du Dessin et
de l'Estampe Originale de Gravelines présentera une sélection
d'estampes originale sur le thème de la Musique.
- Les Ateliers Moret, imprimeur en taille-douce, fera des démonstrations de tirage d'estampes.
CONFERENCES : - vendredi 19 juin, 14h30
: Valérie Sueur-Hermel, conservateur à la Bibliothèque nationale de
France, et responsable de l'exposition Rivière de la BnF, parlera d'
"Henri Rivière, peintre-graveur et imagier"
- dimanche 21 juin, 16h30 : Alain Weill, historien d'art spécialisé dans l'histoire de l'affiche, évoquera "Jules Chéret, le magicien de la rue"
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