VIDEOS
HISTORIQUE
ACCUEIL
PROGRAMME
GALERIE
GRAND PALAIS
INFORMATIONS




     

Programme 2014


PARIS – GRAND PALAIS
Avenue Winston Churchill
75008 Paris


EXPOSITION : «GUERRE ET PAIX»
Département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France 




Jacques Callot. La pendaison, planche 11 des Grandes misères de la guerre. Eau-forte,1er état.

Le Salon international du livre ancien, de l’estampe et du dessin est devenu pour le Département des Estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France un rendez-vous incontournable et attendu. Il y participe cette année pour la neuvième fois.
C’est une occasion unique de pouvoir exposer et mettre en valeur, par une trentaine de pièces, la diversité des collections autour d’un thème qui réunit l’expertise des différents conservateurs responsables des fonds. Le temps du salon, le public amateur et éclairé peut ainsi avoir accès à des œuvres souvent peu exposées. Il peut également s’informer sur le département qui accueille toute l’année, dans ses salles de lecture, étudiants et chercheurs travaillant sur le médium.

Le département des Estampes et de la photographie de la BnF a rassemblé et conserve, depuis sa fondation par Colbert en 1667, une collection d’une dizaine de millions d’estampes, d’affiches et d’imagerie des origines du médium à nos jours, toute école confondue. Le fonds s’est ainsi constitué depuis maintenant près de trois cent cinquante ans et est l’un des plus anciens au monde. Depuis, il n’a eu de cesse de s’enrichir grâce aux dons et à la générosité de grands collectionneurs mais surtout grâce au dépôt légal des graveurs et éditeurs, toujours en vigueur, qui permet aux oeuvres des artistes contemporains de côtoyer celles des maîtres anciens.

Cette année, la sélection d’œuvres porte sur le thème « Guerre et Paix », retenu par les organisateurs du Salon de l’Estampe. La richesse iconographique du sujet offre la possibilité de faire dialoguer des estampes de toutes les époques, depuis le XVIe siècle jusqu’à la période contemporaine.



Francisco de Goya. Tant et plus, planche 22 des Désastres de la Guerre.      Edouard Manet. Guerre civile, scène de la Commune               
Eau-forte, burin et lavis d’aquatinte. 1810.                                                  
à Paris en 1871. Lithographie


Ainsi pourra-t-on voir sur les cimaises du stand du département des Estampes et de la photographie, quelques pièces emblématiques, scènes de batailles célèbres, représentations allégoriques de la guerre et de la paix mais aussi des créations plus personnelles dans lesquelles les artistes se sont engagés pour dénoncer les horreurs de la guerre. Parmi celles-ci, les eaux-fortes des Misères de la guerre de Jacques Callot, gravées en 1633, et celles des Désastres de la guerre de Goya, de 1810, ou, plus tardivement, les gravures sur bois en noir de la suite C’est la Guerre ! consacrée à la Première guerre mondiale par Félix Vallotton, comptent parmi les chefs-d’œuvre de l’histoire de l’estampe. Dans un autre registre, la série de gravures sur bois coloriées créée, à la gloire des troupes françaises et e leurs alliés, à partir de 1915, par Raoul Dufy s’inscrit dans la tradition de l’imagerie d’Épinal. Les estampes isolées, essentielles au sujet, telles la lithographie d’Édouard Manet, Guerre civile, évoquant la Commune de 1871, ou La Guerre du Douanier Rousseau, publiée dans l’Ymagier en 1895, sont autant de pièces phares qui complèteront la présentation. La paix et ses multiples déclinaisons symboliques ne seront pas oubliées faisant une place notamment à la célèbre Colombe de Pablo Picasso.


Félix Vallotton. Les fils de fer, planche 3 de «C’est la Guerre !». 
Gravure sur bois. 1916.



Programme 2013


PARIS – GRAND PALAIS
Avenue Winston Churchill
75008 Paris



EXPOSITION : « HISTOIRES NATURELLES »


Sélection du Département des Estampes et de la Photographie de la BnF

Pour l’édition 2013 du Salon de l’Estampe et du Livre ancien, le département des Estampes et de la Photographie de la BnF souhaite montrer une sélection d’oeuvres précieuses et insolites sur le thème de la représentation des plantes et des animaux.
Les sciences naturelles se sont toujours aidées des représentations graphiques afin de transmettre la connaissances sur les plantes et les animaux. La publication de dessins et surtout leur diffusion grâce à la gravure permettent, du XVe au XIXe siècle, de préciser les caractères exposés dans les  textes, d’unifier les descriptions des savants et le vocabulaire utilisé, d’atteindre une plus grande précision dans les représentations scientifiques et  mentales. Ces images, au-delà de leur caractère érudit, présentent toujours une mise en scène révélatrice du regard des hommes de l’époque sur la  nature, proche ou exotique. Les meilleurs dessinateurs étant convoqués pour les produire, elles sont également des oeuvres à part entière – souvent  d’une grande beauté et d’une grande poésie. À travers un choix de dessins et d’estampes de la Renaissance à nos jours, la BnF vient souligner  l’importance scientifique et esthétique des représentations de plantes et d’animaux, soulignant toute la richesse de collections parfaitement  complémentaires de celles du Museum d’Histoire naturelle.



Claude Aubriet, La Raie ou L’aigle de mer, Album de coquillages et  poissons, gouache, XVIIe siècle.


Johann Walter, Asphodèle, machaon et colibri du brésil, 1664,  Florilège de Nassau-Idstein.


J.J. Audubon, Les Oiseaux d’Amérique (Birds of America). Harfang des  neiges, 1827-1838, aquatinte.






Programme 2012


PARIS – GRAND PALAIS
Avenue Winston Churchill
75008 Paris




EXPOSITION

« À table ! »
Sélection du département des Estampes et de la Photographie au Salon International de l'Estampe et du Dessin de 2012

Le Salon de l'Estampe est devenu pour le Département des Estampes de la BnF un rendez-vous incontournable et attendu. C'est aussi une occasion unique de pouvoir exposer et mettre en valeur en une trentaine de pièces la diversité des collections autour d'un thème qui réunit l'expertise des différents conservateurs responsables des fonds. Le temps du salon,
le public amateur et éclairé peut ainsi avoir accès à des œuvres souvent peu exposées. Il peut également s'informer sur le département qui accueille toute l'année dans ses salles de lecture étudiants et chercheurs travaillant sur le médium.

Le département des Estampes et de la photographie de la BnF a rassemblé et conserve, depuis sa fondation par Colbert en 1667, une collection d'une dizaine de millions d'estampes, d'affiches et d'imagerie des origines du médium à nos jours, toute école confondue. Le fonds s'est ainsi constitué depuis maintenant près de trois cent cinquante ans et est l'un des plus anciens au monde. Depuis, il n'a eu de cesse de s'enrichir grâce aux dons et à la générosité de grands collectionneurs mais surtout grâce au dépôt légal des graveurs et éditeurs, toujours en vigueur, qui permet aux artistes contemporains de faire côtoyer leurs
œuvres avec celles des maîtres anciens.

Cette année, la sélection d'œuvres porte sur la table et ses arts.  La richesse du sujet permet ainsi de faire dialoguer la gravure du XVIe siècle avec l'estampe contemporaine. Au sein de ce thème foisonnant ont été retenues plusieurs lignes directrices.
L'iconographie du festin est ainsi abordée à la fois dans un contexte religieux et profane. Par l'intermédiaire d'œuvres rares comme une estampe monumentale de Pierre Lepautre pour un Almanach royal de l'année 1688, le caractère officiel du banquet de cour est mis en avant, en écho avec la gravure d'Abraham Bosse représentant Le Festin donné aux Chevaliers de l'Ordre-du-Saint-Esprit, datée de 1633, où l'artiste souligne comment le repas honorifique constitue un élément de rituel et de cohésion de ce groupe.


Abraham Bosse, Disposition du festin des chevaliers
de l'ordre du Saint Esprit. Eau-forte et burin (1633)


Dans ce domaine également, l'estampe revêt aujourd'hui un rôle documentaire inestimable pour qui souhaiterait mieux comprendre l'art de la table aux périodes anciennes. La Parabole de Lazare et du Mauvais Riche gravée par Jacob Matham en 1606 donne à voir dans un décor de commedia dell'arte la vaisselle et les serviteurs s'affairant autour d'une grande tablée. La gravure et le dessin peuvent également intervenir comme premiers projets pour la réalisation d'ustensiles et de service de table. Cet aspect se trouve évoqué par différentes œuvres, comme le Projet de sculpture en argent d'un grand surtout de table et les deux terrines gravé par Huquier d'après Meissonnier, un projet dessiné de couverts pour un service en or destiné à Louis XV vers 1726-1727, attribué à Nicolas de Launay, orfèvre du roi, ou plus ancien encore, des  projets de tables gravés à l'eau-forte par Jacques Androuet du Cerceau.

La représentation de la table est rarement anodine : nombreux niveaux de lecture s'y entremêlent. A la célébration évidente d'un moment agréable peut parfois s'ajouter une dimension allégorique ou une dénonciation féroce des us et abus du repas comme dans le curieux Banquet des Moines et des Jésuites daté de 1688, portant une fausse signature pour protéger le graveur de son audacieuse critique de l'Église.
L'art de manger prête souvent aussi à sourire ou à rire, surtout sous la griffe d'Honoré Daumier avec Le Mangeur d'Huîtres. Le thème évoque aussi des personnages de la littérature devenus symboles d'un art de vivre à la française comme Gargantua, gravé d'après Gustave Doré pour l'illustration des Œuvres de Rabelais en 1854, représenté par ailleurs dans de nombreuses estampes anciennes populaires qui ont su mettre en scène le féroce appétit.


Gustave Doré, Pantagruel, Illustration les oeuvres
de Rabelais publiées chez Garnier frères.
Gravure sur bois de bout (1873)


Le développement des restaurants et de la gastronomie française à partir du XIXe siècle met également en lumière l'art des cuisiniers et la préparation des repas. La Cuisinière d'Edouard Vuillard et Le Mets brûlé de Théodule Ribot en sont autant d'exemples. A la fin du XIXe siècle, l'affiche vante les bienfaits des innovations techniques comme l'utilisation du gaz pour la cuisson mise en scène avec humour par Grignon ou l'introduction de la boîte de conserve.


P. F Grignon, Tout par le Gaz. Bonne cuisine
chauffage et lumière.
Affiche, lithographie en couleur (1900)

 
L'estampe moderne et contemporaine est également riche en représentations emblématiques sur ce thème, tel Le Repas Frugal de Pablo Picasso. Le traitement peut se faire classique, avec Le Lapin de Bernard Buffet qui nous livre une nature morte d'une intensité rare grâce à la pointe-sèche. Elle témoigne aussi des courants artistiques à l'œuvre, avec cette représentation cubiste de La Table Mise par Jacques Villon en 1913 ou joue avec les concepts contemporains comme la suite de sérigraphies News, Mews, Pews, Brews, Stews & Dues de 1970 d'Edward Ruscha pour lesquelles l'artiste a utilisé de l'encre élaborée à partir
de plusieurs aliments…

Séverine Lepape



ANIMATIONS

Les Ateliers Moret, imprimeur en taille-douce et en lithographie, fera des démonstrations de tirage d’estampes



UNE SAISON DE NOBEL

SIXIÈME ÉDITION – Présentée par Anny Romand
Directrice de collection
au Salon International du Livre Ancien, de l'Estampe et du Dessin.
Grand Palais 27, 28 et 29 avril 2012



Extrait de la conférence Nobel  / Orhan Pamuk Prix Nobel 2006
« Pour moi, l'homme dans sa bibliothèque est le lieu où se fonde la vraie littérature. Pour autant, notre solitude dans cette chambre où nous nous enfermons n'est pas si grande que nous le croyons. Nous sommes environnés des mots, des histoires des autres, de leurs livres, de tout ce que nous appelons la tradition littéraire. Je crois que la littérature est la somme la plus précieuse que l'humanité s'est donnée pour se comprendre. Les sociétés humaines, les tribus et les nations deviennent intelligentes, s'enrichissent et s'élèvent dans la mesure où elles prennent au sérieux leur littérature, où elles écoutent leurs écrivains, et comme nous le savons tous, les bûchers de livres, les persécutions contre les écrivains présagent pour les nations de périodes noires et obscures. (… ) la littérature est l'art de savoir parler de notre histoire comme de l'histoire des autres et de l'histoire des autres comme de notre propre histoire. Pour arriver à ce but, nous commençons par lire les histoires et les livres des autres. »

Traduction Gilles Authier / © LA FONDATION NOBEL 2006


Anny Romand

Orhan Pamuk nous dit parfaitement pourquoi lire et ces présentations de prix Nobel de littérature nous entraînent dans des mondes inconnus, différents, permettant de se comprendre, de s'apprécier, de vivre ensemble au milieu de toutes ces voix qui résonnent autour de nous.

Etre au sein du Salon International du Livre Ancien et Moderne renforce ce sentiment de la toute puissance de la littérature dans notre mieux-être et notre attitude harmonieuse au monde.


A L'HÔTEL DE MASSA,
38 rue du Faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris

JEUDI 26 JANVIER À 20H30
MARIO VARGAS LLOSA / PÉROU/ PRIX NOBEL 2010
Lecture de « Tante Julia et le scribouillard » (Editions Gallimard) par Nicolas Martel et Joaquina Belaunde.
Présentation par Albert Bensoussan, son traducteur, qui vient de publier « Ce que je sais de Vargas Llosa » chez François Bourin.


JEUDI 16 FÉVRIER À 20H30
FRANÇOIS MAURIAC / FRANCE / PRIX NOBEL 1952
Président de la SGDL en 1932. En présence de son petit fils Laurent Mauriac.
Lecture de « Un adolescent d'autrefois » (Editions Flammarion). Par François Négret.
Présentation par François Taillandier, auteur de « Les Nuits Racine » Prix Roger-Nimier et Prix Zola de la Société des Gens de Lettres (1992)
et « Anielka » Grand Prix du roman de l'Académie française (1999).


JEUDI 22 MARS À 20H30
ELFRIEDE JELINEK / AUTRICHE / PRIX NOBEL 2004
Lecture de « Animaux !» Monologue théâtral (Editions Verdier)  par Richard Sammel.
Présentation par Dieter Hornig et Patrick Démerin, ses traducteurs.


JEUDI 24 MAI À 20H30
EYVIND JOHNSON / SUÈDE / PRIX NOBEL 1974
Lecture de « Le Roman d'Olof » (Editions Stock) par Anny Romand et Olof Orloff.
Présentation par Philippe Bouquet, critique littéraire, auteur et professeur, et Elena Balzamo, traductrice et essayiste.



Gao XingJian, Prix Nobel de littérature 2000




AU SALON INTERNATIONAL DU LIVRE ANCIEN,
DE L'ESTAMPE ET DU DESSIN, Grand Palais, Paris

VENDREDI 27 AVRIL
ALEXANDRE SOLJENITSYNE / URSS / PRIX NOBEL 1970
Lecture de « Le Premier cercle » (Editions Fayard).
Présentation par Elena Balzamo, traductrice et essayiste.
Puis
DARIO FO / ITALIE / PRIX NOBEL 1997
Lecture de «  Mystère Bouffe ».


SAMEDI 28 AVRIL
DORIS LESSING / GRANDE-BRETAGNE / PRIX NOBEL 2007
Lecture de «  Mara et Dann »  ( Flammarion).
Présentation par Isabelle D. Philippe, traductrice.
Puis
ANDRÉ GIDE / FRANCE / PRIX NOBEL 1947
Lecture de « La porte étroite » (Mercure de France).


DIMANCHE 29 AVRIL
GABRIEL GARCIA MARQUEZ / COLOMBIE / PRIX NOBEL 1982
Lecture de « Le Général dans son labyrinthe » (Grasset).
Puis
TOMAS TRANSTRÖMER / SUÈDE / PRIX NOBEL 2011
Lecture de «  Baltiques » (Castor Astral/Gallimard) par Anny Romand en français et Olof Orloff en suédois.
Présentation par Renauld EGO, écrivain, poète et critique.



Denis Podalydès
© Crédits photos : WILDNIS / Busser-Formisano

Pour de plus amples informations:
www.unesaisondenobel.com





Programme 2011


PARIS – GRAND PALAIS
Avenue Winston Churchill
75008 Paris



ACTIVITÉS CULTURELLES

Le Département des Estampes de la Bibliothèque nationale de France présente une sélection d’estampes et de dessins sur le thème « Politiquement correct ? ». Cette exposition sera centrée sur la représentation du fumeur dans l’estampe et le dessin (stand I 01).

Des ateliers d’impression, regroupés autour des Ateliers Moret, feront des démonstrations de tirage d’estampes dans des techniques diverses : impression en taille-douce, impression lithographique ou sérigraphique.

La Zone Opaque, atelier collectif de production et d’édition de livres illustrés, présente une exposition de ses productions.


BNF
Le département des Estampes et de la Photographie de la BnF
au Salon international de l’Estampe et du Dessin


Au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France revient le privilège de conserver une collection riche de plusieurs millions d’estampes, depuis les origines jusqu’au XXIème siècle, représentant toutes les techniques et toutes les écoles.
Le fonds prend naissance avec l’acquisition en 1667 par Colbert, pour le compte de Louis XIV, de la collection de l’abbé de Marolles comprenant 120 000 pièces des origines de la gravure au XVIIème siècle, de tous pays. Il repose également sur le dépôt légal, institué en 1632 pour les images, réorganisé par Napoléon et repris par la loi jusqu’à ce jour, étendu à toutes les nouvelles techniques apparues au fil du temps. Le département des Estampes et de la Photographie continue de s’enrichir de nombreuses acquisitions et donations prestigieuses.
Sa présence régulière au Salon international de l’Estampe et du Dessin depuis 2006 par une sélection de chefs-d’œuvres comme de pièces moins connues, offre l’occasion de mettre en lumière la richesse de ce patrimoine graphique mais surtout de rappeler au public son accessibilité grâce à l’ouverture à tous de sa salle de consultation.

Le doublement de la surface d’exposition du stand qui est généreusement mis à notre
disposition cette année permet au département des Estampes et de la Photographie d’illustrer par deux thèmes distincts la thématique retenue en 2011 : « politiquement correct ? ». Afin d’offrir un florilège suffisamment large et soigneusement choisi d’estampes du XVème siècle à nos jours deux thèmes centrés sur des périodes différentes ont été en effet retenus : celui des fumeurs, offrant un panel d’estampes du XVIIème au XXème siècle, et celui de la guerre des sexes, qui explorera les collections du XVème au XVIIIème siècle.

Alors que Sartre, Monsieur Hulot ou Alain Delon se voient effacer leur pipe ou cigarette sur les affiches, la BNF exposera sans scrupule au public sur ses cimaises une galerie de portraits de fumeurs. Nous nous perdrons d’abord dans les fumées des cabarets et autres joyeuses sociétés des XVIIème et XVIIIème siècles, avec une estampe d’Abraham Bosse, de rares planches populaires de la rue Saint-Jacques (chez les Guérard) dont la lettre versifiée offre souvent un vrai panégyrique de la tabagie.
La caricature révolutionnaire ou celle de mœurs du XIXème siècle ne sont pas en reste, avec une planche de Daumier sur la femme amatrice de cigarette. De beaux portraits d’hommes fumeurs permettront d’aborder l’art de Bracquemond, Manet, Degas ou Van Gogh. Le XXème siècle sera représenté par une sélection de pièces plus ou moins provocatrices, à travers, entre autres, des estampes de Louis Marcoussis, Erick Dietman ou Erró.

L’affiche vantera les cigarettes de la Régie française et le papier à cigarettes (œuvres de Mucha et Chéret). Sans oublier l’estampe japonaise offrant de délicates silhouettes féminines en train de fumer de Katsukawa Shunchô ou Suzuki Harunobu.

Le thème de la guerre des sexes permettra d’exposer à la fois des chefs-d’œuvres de l’art des origines, avec une épreuve unique d’Aristote et Phyllis par Lucas de Leyde, et des pièces populaires, exceptionnelles par leur rareté, issues des ateliers de la rue Montorgueil au XVIème siècle, comme l’estampe de Simon Graffart, intitulée La Bigorne (grosse et repue car elle se nourrit d’hommes dociles à leurs femmes) et la Chiche-Face (décharnée car ne se nourrissant que de femmes soumises à leurs maris, bien rares à trouver !), ou de ceux de la rue Saint-Jacques aux XVIIème et XVIIIème siècles, qui évoquent les thèmes des maris ou femmes battus, la dispute pour la culotte, les opérations céphaliques pour bonifier les conjoints, autant de pièces riches en dialogues savoureux !

La Bibliothèque nationale de France souhaite aussi attirer l’attention sur la collection de dessins du département des Estampes et de la Photographie. Classé à la fois par artistes et par thèmes, ce fonds de dessins, trop peu connu, est pourtant numériquement presqu’aussi important que celui du département des Arts graphiques du musée du Louvre. Il couvre l’ensemble des écoles et des périodes, du XVème au XXème siècle et, de Dürer à Matisse, rassemble les grands noms de l’histoire de l’art. Un petit choix de dessins « politiquement corrects ?» complètera ainsi la sélection d’estampes.


EXPOSITION

Le Département des Estampes de la Bibliothèque nationale de France présente une sélection d’estampes et de dessins sur le thème du Corps (stand G01).
La Zone Opaque, atelier collectif de production et d’édition de livres illustrés, présente une exposition de ses productions.


ANIMATION


Les Ateliers Moret, imprimeur en taille-douce et en lithographie, fera des démonstrations de tirage d’estampes

UNE SAISON DE NOBEL ET

présentent une série de lectures de Prix Nobel de littérature sous la direction de Anny Romand.

Sous le parrainage d’honneur de Pierre-Gilles de Gennes Prix Nobel de physique 1991

La lecture se perd, dit-on, pourtant, enfant, l’ouverture sur le monde s’est faite à travers les livres : Jules Verne, Rudyard Kipling, Joseph Conrad, Miguel de Cervantès, l’Odyssée, les Contes des Mille et Une Nuits...
N’est-il pas magnifique de parcourir des univers inconnus, des espaces jamais foulés où des êtres sortis de l’imagination vivent toutes les passions possibles, interrogent le monde et ce que nous y faisons, tentent d’apaiser le feu qui brûle en nous ?
Voilà le voyage offert par la lecture. Et tout naturellement est venue l’idée d’honorer les auteurs ayant reçu un prix Nobel de littérature.
Ceux qui, selon Alfred Nobel, auront « produit dans le domaine littéraire, l’oeuvre la plus remarquable d’une tendance idéaliste ».

La thématique choisie pour la XXIIIe édition du Salon International du Livre Ancien, de l’Estampe et du Dessin, Politiquement correct ?, ne pouvait être plus judicieuse pour cette cinquième Saison de Nobel.
En effet, les auteurs Prix Nobel de littérature, de Harold Pinter en passant par Nadine Gordimer, Gao XingJian, Elfriede Jelinek mais aussi par Albert Camus, Winston Churchill, Imre Kertész et bien d’autres, ont soutenu des convictions souvent très controversées et minoritaires dans leur
pays. Et parfois, ces convictions, grâce à leurs écrits, ont réussi à affleurer à la surface de notre conscience humaine et changer la vision du monde.

Et Harold Pinter dans sa conférence du Nobel, Art, Vérité et Politique, prononcée le 7 décembre 2005, répond à cette question :
« Je crois que, malgré les énormes obstacles qui existent, chacun d’entre nous, en tant que citoyen, doit clairement manifester une volonté farouche, infaillible et inébranlable de définir la réelle vérité de nos vies. C’est même une obligation. »

Cette année nous rendrons hommage à Albert Camus, Winston Churchill, Harry Martinson, Gao Xing Jian, Isaac Bashevis Singer et le Prix Nobel 2010, Mario Vargas Llosa.

DPA - Développement de Projets Artistiques
contact@unesaisondenobel.com

www.unesaisondenobel.com


Programme des lectures :

Vendredi 29 avril, à 14h : Harry Martinson, Prix Nobel Suède 1974.
Modérateur : Elena Balzamo, avec Philippe Bouquet, critique littéraire et traducteur de nombreux ouvrages d’auteurs de langue suédoise et Björn Larsson, maître de conférences à l’Université de Lund, traducteur, philologue, critique, écrivain.
Lecture du roman Même les orties fleurissent et du poème Aniara (Agone) par Anny Romand et Olof Orloff en suédois, accompagnement au violoncelle de Kerstin Elmqvist.

Vendredi 29 avril, à 16h : Isaac Bashevis Singer, Prix Nobel USA 1978.
Présentation par Florence Noivillle. Journaliste au Monde, auteur de nombreux ouvrages pour la jeunesse, elle a publié Isaac B. Singer (Prix du Récit biographique) chez Stock, ainsi que La Donation, son premier roman (Stock 2007).
Lecture de Nouvelles inédites - Les Aventures d’un idéaliste (Édition Stock) par Sami Frey (sous réserve).

Samedi 30 avril, à 14h : Mario Vargas Llosa, Prix Nobel Pérou 2010.
Présentation par Stéphane Michaud, critique et traducteur, professeur de littérature comparée à la Sorbonne Nouvelle.
Lecture de Un rasta à Berlin (Cahier de l’Herne) acteur pressenti Fabrice Luchini (sous réserve) et Joaquina Belaunde en espagnol.

Samedi 30 avril, à 16h : En présence de Gao XingJian, Prix Nobel France 2000.
Avec Aliette Armel, critique au Magazine Littéraire, écrivain.
Lecture de la pièce de théâtre Le Quêteur de la mort (Seuil) par Anny Romand et Alain Doutey.

Dimanche 1er mai, à 14h : Sir Winston Churchill Prix Nobel Angleterre 1953.
Présentation par François Kersaudy, professeur à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, spécialiste d’histoire diplomatique et militaire contemporaine, auteur de la Biographie de Sir Winston Churchill et des « Mémoires de guerre » tomes I et II (éditions Tallandier).
Lecture des Carnets de guerre et des lettres à son épouse par Michaël Lonsdale (sous réserve) et François Kersaudy en anglais.

Dimanche 1er mai, à 16h : Albert Camus, Prix Nobel France 1957. (Gallimard)
Présentation de Florence Colombani, réalisatrice, auteur, journaliste.
Lecteur pressenti Daniel Mesguish.

Salle de conférences du Grand Palais, accès Nef Sud.




Programme 2010

PARIS – GRAND PALAIS
Avenue Winston Churchill
75008 Paris


EXPOSITION DE LA BIUM
Bibliothèque interuniversitaire de médecine


Les origines de la bibliothèque interuniversitaire de médecine et d’odontologie (BIUM, Paris) se confondent avec celles de la Faculté de médecine de Paris, fondée au XIIIe siècle. Le plus ancien document de cette première institution qui soit conservé à la BIUM date de 1395.

A travers les siècles, la bibliothèque a déménagé à plusieurs reprises (rue de la Bûcherie, puis rue Jean de Beauvais). Elle occupe ses locaux actuels depuis 1795, quand fut créée à Paris la nouvelle Ecole de santé, et ses locaux ont été considérablement agrandis à la fin du XIXe siècle avec la construction, dans le plus pur style néo-classique, de l’aile Saint-Germain, œuvre de l’architecte Léon Ginain (Grand Prix de Rome en 1852 et professeur à l’Ecole des Beaux-Arts).

La BIUM est avant tout une bibliothèque de recherche, dédiée principalement aux étudiants, doctorants, chercheurs et enseignants. Elle accueille aussi les praticiens, les paramédicaux et tout public travaillant sur des questions de santé.

Ses collections patrimoniales figurent parmi les trois plus riches collections du monde, avec celles de la National Library of Medicine des Etats-Unis et celles du Wellcome Institute de Londres : les éditions originales des traités de médecine depuis la Renaissance, les thèses de médecine de Paris depuis le XVIe siècle, ainsi que plus de 23 000 revues françaises et étrangères y sont consultables.

Pôle associé de la Bibliothèque nationale de France, avec qui elle collabore étroitement (acquisitions, restauration, numérisation), la BIUM aura le plaisir de présenter au public une sélection de ses plus belles pièces illustrant l’histoire de la médecine occidentale.

Planche du recueil de Gérard de Lairesse
106 lavis à l'encre de Chine, réalisés pour l'ouvrage
de G. Bidloo : "Anatomia humani corporis",
Amsterdam, 1685, in-fol ; copyright BIUM/ R Caussimon




Lairesse, Gérard de. - Dessins originaux : planche n° 71
Amsterdam, 1680 (circa).
D'un ensemble de cent six planches (lavis à l'encre de Chine), faites pour l'ouvrage de G. Bidloo :
Anatomia humani corporis (Amsterdam, 1685, in-fol.)
© BIUM / R. Caussimon
Cote BIUM : MS26



Caricature de Jean Martin Charcot
Cote BIUM : CIPB1405


Gravure : L'amphithéâtre anatomique de la Compagnie royale des chirurgiens, Paris, 1614
Cote BIUM : CISC0219




  Grande salle de lecture de la bibliothèque interuniversitaire de médecine
.


EXPOSITION ZONE OPAQUE

La zone opaque existe depuis 2004, mais sa date de naissance n'a pas beaucoup d'importance car elle se refonde très régulièrement. De nos jours, la zone opaque est un artiste collectif (quatre permanents, dits "opérateurs quelconques", en forment le comité exécutif et productif, la zone opaque restreinte) ainsi qu'un atelier  de production d'imprimés (la zone opaque matérielle, 200 m2, à Pantin, équipés principalement en typo et en gravure mais abritant aussi pas mal d'autres joyeuseté plus ou moins expérimentales), et un réseau nébuleux de savoir-faire et de bonnes volontés qui varie au gré des projets (la zone opaque étendue).

Son activité principale est la production-conception (deux aspects trop souvent séparés, dont la réunion, voire la fusion, est une des raisons d'être de la zone opaque) de livres (dits "d'artiste") et depuis peu d'estampes.

Elle travaille donc en étroite collaboration avec d'autres artistes (littéraires, plastiques et parfois d'autres techniques encore), leurs œuvres et propositions étant de fait un des matériaux principaux à sa disposition pour fabriquer des livres : des œuvres qui en portent d'autres.

Les arrangements auxquels la zone opaque procède pour subsister s'échelonnent de façon très variable entre l'auto-édition et la commande : ce que nous appelons parfois, de façon un peu provocante, "édition à gage" et qui revient à un financement de la totalité de la production-conception d'un livre par un éditeur qui fournit le sujet, le "casting" d'artistes, et le projet, puis valide et discute la proposition au sein de la zone opaque. C'est ce genre d'arrangement et de partage que nous avons pratiqué de façon très féconde avec Pierre Walusinski pour le livre Séquelle qui a reçu le prix Jean Lurça de l'Académie des Beaux Arts fin 2009.


Programme salon 2009

EXPOSITION :
  • Une exposition sur le thème de la Musique, organisée par la Chambre syndicale de l'Estampe, du Dessin et du Tableau en collaboration avec la Société Cinquante Cinq sera présentée durant la durée du Salon de l'Estampe.
  • Le Musée du Dessin et de l'Estampe Originale de Gravelines présentera une sélection d'estampes originale sur le thème de la Musique.
  • Les Ateliers Moret, imprimeur en taille-douce, fera des démonstrations de tirage d'estampes.


CONFERENCES :

  • vendredi 19 juin, 14h30 : Valérie Sueur-Hermel, conservateur à la Bibliothèque nationale de France, et responsable de l'exposition Rivière de la BnF, parlera d' "Henri Rivière, peintre-graveur et imagier"
  • dimanche 21 juin, 16h30 : Alain Weill, historien d'art spécialisé dans l'histoire de l'affiche, évoquera "Jules Chéret, le magicien de la rue"